
Depuis 2016, la visite médicale d’embauche a été remplacée par la Visite d’Information et de Prévention (VIP) pour les travailleurs intérimaires. Cette mesure vise à évaluer l’aptitude du salarié au poste de travail, détecter les risques professionnels associés à l’activité, prévenir des accidents du travail et des maladies professionnelles, ainsi qu’à proposer des mesures d’adaptation du poste si nécessaire. Dans l’organisation de la nouvelle visite médicale, l’employeur du salarié intérimaire (l’agence de travail temporaire) est chargé de sa mise en place. Le déroulement de la visite médicale comprend un entretien avec le médecin du travail sur les antécédents médicaux du salarié, un examen clinique, des tests complémentaires au besoin (tels que des tests d’acuité visuelle ou auditifs), et se conclut par la remise d’une attestation de suivi. Sa durée varie en fonction des risques professionnels liés au poste. La visite médicale est valable 5 ans, mais peut être renouvelée plus

La proposition de loi baptisée « Valletoux », adoptée par le Parlement le 18 décembre 2023, vise à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels de santé. Cette loi est une réponse aux préoccupations du ministère de la santé depuis 2022, elle cherche à réguler le travail temporaire dans le domaine médical, en exigeant que les professionnels de santé débutent leur carrière en dehors du cadre de l’intérim. L’objectif initial était de cibler les établissements de santé, mais les amendements parlementaires ont étendu cette restriction au secteur médico-social. Malgré les efforts de Prism’emploi pour influencer la législation, la loi adoptée interdit aux professionnels de santé en début de carrière de travailler directement en intérim dans les établissements de santé et médico-sociaux, ainsi que dans les laboratoires de biologie médicale. Un décret à venir définira la durée minimale de cette interdiction. La loi concerne les médecins, infirmiers, aides-soignants, éducateurs spécialisés, assistants

Pôle emploi a publié ses statistiques pour le deuxième trimestre 2023, révélant une stabilité dans la durée du chômage. L’indicateur conjoncturel de la durée du chômage s’établit à 308 jours, indiquant qu’un demandeur d’emploi reste inscrit en moyenne pendant 10 mois consécutifs. Par comparaison, la durée du chômage avait atteint un pic d’environ 700 jours pendant le confinement. Les hommes, avec 299 jours consécutifs, et les moins de 25 ans, avec 183 jours consécutifs, ceux-ci figurent parmi les catégories, ayant la durée d’inscription la plus longue. En moyenne, la durée du chômage reste stable, avec une augmentation de seulement 2 jours. Toutefois, les femmes de 50 ans ou plus connaissent une réduction de 9 jours de chômage, tandis que les demandeurs d’emploi licenciés pour des raisons économiques ou en mission de travail temporaire voient leur durée de chômage chutée de manière significative, respectivement de 21 et 16 jours. Cette analyse

Dans le cadre des Assises du Travail, Sophie Thiéry et Jean-Dominique Senard ont défendu un plaidoyer au profit de la prévention primaire afin de garantir le bien-être des travailleurs. Dans un paysage professionnel en constante évolution, la prévention primaire se profile comme un impératif majeur pour garantir la santé au travail. Le récent rapport des Assises du Travail met en lumière cette approche en suggérant l’intégration d’un dixième principe de prévention dans le code du travail, plaçant l’écoute des travailleurs au cœur de la stratégie de prévention des accidents, des maladies professionnelles et des troubles psychosociaux. Les auteurs préconisent également un renforcement substantiel de la formation des employés et des employeurs, ainsi qu’une sensibilisation accrue à ces questions dès les formations initiales. Cette focalisation sur la prévention primaire promet de forger des environnements professionnels plus sécurisés et propices au bien-être sur le long terme. « Il faut accompagner le déploiement de

A partir du 1er septembre 2023, le dispositif de retraite va progressivement commencer à s’élargir et concernera les salariés, les artisans et les commerçants. Le dispositif de retraite progressive, initialement accessible uniquement aux salariés, artisans et commerçants, voit ses horizons élargis. Désormais, les fonctionnaires, professionnels libéraux et avocats peuvent également en bénéficier. Cette expansion s’accompagne d’une nouvelle condition pour les demandeurs : leur employeur doit démontrer que la demande de temps partiel est incompatible avec la viabilité économique de l’entreprise. En l’absence de réponse écrite et motivée de l’employeur après deux mois, la demande est automatiquement considérée comme approuvée. Rappelons que ce dispositif offre aux actifs la possibilité de planifier la fin de leur carrière dès deux ans avant l’âge de départ à la retraite. En réduisant leur temps de travail, ils perçoivent une fraction de leur retraite tout en continuant leurs cotisations. A leur retraite complète, le montant de

Promouvoir des dispositifs de reconversion simplifiés et accessibles constitue une initiative essentielle pour aider les travailleurs à s’adapter aux évolutions professionnelles induites par les avancées technologiques et les transformations du marché du travail. A l’occasion des Assises du Travail, qui se sont tenues au printemps dernier, Sophie Thiéry, présidente de la commission Travail et Emploi du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), et Jean-Dominique Senard, président du groupe Renault, ont pu dresser un ensemble de recommandations qui ont été remises à Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein-Emploi et de l’Insertion. Ils suggèrent de généraliser les dispositifs de reconversion. Tous les métiers évoluent que ça soit par rapport aux intelligences artificielles ou aux changements technologiques. Les salariés vont devoir s’adapter aux changements et certains devront sûrement se reconvertir. Des dispositifs seront mis en place dans l’objectif de les aider à cette reconversion. Cependant, ces dispositifs sont presque peu utilisés par